Nou kontan Lagwiyan'n

Suite à une mutation en Guyane, nous allons vous présenter nos préparatifs et notre vie Guyanaise.

11 décembre 2011

L'ouest Guyanais

Lors de la venue de Papie et Mamie, nous sommes allés du côté de Saint Laurent, de Saint Jean et nous avons fait un détour par Albina au Suriname.

Tout a commencé par un pique nique sur le bord du Maroni.

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 L'occasion de se reposer au bord du fleuve.

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La traversée pour aller au Suriname a légèrement inquiété maman....la pirogue n'est pas vraiment un mode de locomotion courant en métropole !!!

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La France est à quelques centaines de mètres...

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Arrivés à Albina (à peine 10 mn de pirogue) nous avons fait quelques courses...

Le coiffeur les a fait rire.

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Photos souvenir :

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Après avoir "farfouillé" dans les magasins, nous sommes repartis vers la France car nous étions attendu pour visiter le bagne de la transportation.

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Le bagne de Saint-Laurent-sur-Maroni n'était qu'un dépôt temporaire. Ici, tous les condamnés débarquaient pour être ensuite envoyés dans les autres camps et pénitenciers.
Seulement un petit nombre de bagnards restait à Saint-Laurent. Ceux-là étaient presque tous employés dans l'administration et étaient des hommes considérés peu dangereux. On estimait qu'ils ne tenteraient pas de s'enfuir.

Quand un bateau (La Loire, Le Martinière) arrivait de métropole (Saint-Martin-de-Ré), on séparait d'abord les « chevaux de retour » (forçats échappés) et les récidivistes du reste, pour les envoyer aux îles du Salut, d'où toute fuite était considérée comme impossible (certains hommes réussirent tout de même à s'échapper des îles du Salut, par exemple le douteux Henri Charrière, dit Papillon).
Le reste des forçats restait quelque temps à Saint-Laurent, où on les divisait entre les camps.
Ceux que l'on pensait tentés par l'évasion étaient envoyés aux Îles.
Les hommes moins dangereux, qui n'étaient condamnés que pour de petits délits, pouvaient avoir la chance d'être employés dans l'administration.
Comme il y avait un hôpital à Saint-Laurent, beaucoup de condamnés qui attendaient d'être transférés aux Îles feignaient une maladie pour y être envoyés. Comme beaucoup de bagnards travaillaient dans l'hôpital, ce n'était pas trop difficile. À l'hôpital, ceux-ci disposaient de plus de temps pour élaborer un plan d'évasion (tactique décrite aussi par Charrière).

Ceux qui avaient la chance de rester à Saint-Laurent étaient généralement traités beaucoup mieux que les condamnés des autres camps. Leur travail était simple, ils pouvaient aller et venir presque librement dans l'enceinte du bagne et ils avaient droit à une meilleure nourriture.

La Martinière transportait les forçats depuis Saint-Martin-de-Ré.

Les cellules

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Les 2 derniers n'ont pu résister à l'envie d'être des bagnards dans leur lit !!! Pour quelques secondes seulement !

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L'emplacement de la guillotine

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Une visite très instructive. A conseiller vivement.

Posté par laet16 à 20:02 - Balades - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    Le bagne en Guyane est une page peu glorieuse de notre histoire française mais il faut savoir que ça a existé et la visite du Camp de la Transportation -(tout comme celles des îles)- est fort intéressante.
    Quant au dénommé Henri Charrière, dit Papillon, pas sûr du tout que tout ce qu'il raconte dans son livre lui soit vraiment arrivé... Il affabule beaucoup et il y a de nombreuses incohérences dans ces récits...

    Posté par Laurence, 11 janvier 2012 à 16:24
  • Laetitia, si ta maman était quelque peu inquiète en pirogue, elle avait raison : il y a parfois des piroguiers peu scrupuleux qui balancent les touristes par dessus bord une fois leur avoir piqué leurs affaires et leurs sous. Enfin, c'est ce qu'on dit....

    Sinon, vous auriez dû pousser jusqu'à Paramaribo en prenant un taxi à Albina -(peut-être le ferez-vous bientôt)- : frissons et adrénaline garantis pur jus : ils conduisent à gauche... enfin à droite quand ça les arrange pour éviter les nids de poules... et comme des tarés !

    Posté par Laurence, 11 janvier 2012 à 16:29

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